Sous le Vertige

Création mars 2011 au Manège de Reims.
Diffusion: Festival CIRCA, Auch (32)
Les 22 octobre (22h30), 23 octobre (21h), 24 octobre (14h30) 2011

Photographies de Quentin Bertoux – DR 2011

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Conception et chorégraphie : Kitsou Dubois
Avec et par :
Matthieu Gary, Martin Kravitz
Lumières :
Sylvie Mélis
Environnement sonore :
Olivier Renouf
Régie générale et son : Sébastien Morin
Régie lumière : Fabrice Olivier
Décor
: Sylvain Giraudeau

Production : Le Manège de Reims, scène nationale et Ki productions
Production déléguée :
Le Manège de Reims, scène nationale.
Remerciements :
Fabrice Lambert
Diffusion internationale :
La Magnanerie
Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France -Ministère de la culture et de la communication

Sous le vertige est un conte initiatique librement inspiré par le parcours entre pesanteur et absence de gravité de Kitsou Dubois. À la source, un mythe intime – l’envol – que la chorégraphe a rêvé avec et pour d’autres. Depuis le milieu des années 90, des artistes aussi bien que des scientifiques l’ont ainsi suivie dans de vertigineux vols paraboliques, éprouvant  mieux que personne la consistance (moins réelle qu’il n’y paraît) de l’être humain…
Ces expériences fondatrices ont changé son regard sur le mouvement et l’ont menée de retour sur terre à inventer une danse nourrie par les sensations vécues en apesanteur. Dans cette recherche, les arts du cirque tiennent depuis quelques années une place essentielle en raison de leur capacité à mettre en jeu les notions de poids et de suspension au sein d’une écriture chorégraphique. En réponse à l’invitation de Stéphanie Aubin et avec son regard complice, Kitsou Dubois explore aujourd’hui dans Sous le Vertige le phénomène de transmission qui peut relier la danse “sur le plateau“ au cirque “en suspension“.

Sous le Vertige est une rencontre entre un danseur et un acrobate, un maître et un prodige et aussi une histoire de transmission entre deux âges de la vie. Au fil de ce conte sans parole, l’imaginaire se révèle comme un point d’équilibre entre le possible et l’impossible mais aussi comme une ligne de fuite inversée qui ne fait que ramener celui qui se risque à rêver au plus près de lui même…

« Il suffit parfois de tenter de marcher sur l’eau pour découvrir que l’on peut marcher au fond de l’eau, de tenter de danser sur les murs pour sentir l’air et le sol différemment. Il suffit de tourner son poste de télévision à l’envers pour trouver la liberté de l’interprétation. Il suffit de changer les contours d’une image, sa texture pour ne plus être envahi par la réalité. Il suffit parfois de s’appuyer sur son corps pour trouver des appuis autour de soi. Il suffit de s’appuyer sur l’air, pour découvrir le poids de son corps. » KD

Ecriture chorégraphique et espace scénique par Kitsou Dubois

L’écriture chorégraphique s’appuie sur des états de corps liés aux paradoxes entre puissance musculaire et fluidité des mouvements du jeune acrobate danseur, et aux paradoxes entre la force de la maturité du mouvement et une certaine fragilité du corps du danseur plus âgé. C’est un duo, un corps à corps, qui confronte fragilité et force, qui se joue sur le fil tendu d’un mouvement qui oscille entre jeunesse et maturité, entre danse et cirque.

L’espace scénique est déterminé par un bassin d’eau de 5m sur 5m (très fine surface d’eau qui est à la fois miroir, ou puits à la profondeur indéfinie) au dessus duquel est placé un balancier de 4 m accroché en un point, qui peut toucher le sol, se suspendre , tourner … l’espace de prédilection du jeune acrobate est le balancier et celui du danseur est autour du bassin. Voilà pour les points de départ, qui ne demande qu’à être détournés….

La réalité sur terre est une réalité de poids, puisque nous sommes soumis à la gravité ; L’imaginaire lui n’a pas de poids, et nous allons tenter de renverser la balance et faire en sorte que l’imaginaire l’emporte sur la réalité, et que la suspension l’emporte sur la chute.

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