Autres champs d’intervention

Kitsou Dubois, à travers ses recherches sur l’apesanteur a produit une oeuvre et un langage très personnel .
Elle construit, grâce ou à cause des contraintes imposées par l’absence de gravité, une pensée en mouvement qui s’adapte indéfiniment, qui vient de la danse et qui re-questionne la danse. Ce corps modifié, qui oscille entre une extrême sensibilité et une perte de sensibilité, fait vivre un mode de pensée au monde.
Son exploration de longue date des phénomènes perceptifs, ses collaborations avec les scientifiques, l’écriture de sa thèse, ses créations, ont diversifié les champs d’intervention où intervient la pertinence de son travail.
Elle a écrit de nombreux articles et est régulièrement invitée à des conférences, notamment dans le domaine arts et sciences.
Kitsou Dubois innove, sur le plan théorique et sur le plan de la pédagogie . Elle pose la question de l’élévation dans le suspens, qui est la base de toute sa problématique aérienne et subaquatique. A partir de l’incarnation du corps et du mental dans un milieu sans gravité, elle réfléchit au déséquilibre, à la notion de vide, de corps augmenté, dans une approche phénoménologique appliquée à l’artistique.
Son enseignement, qui engage le corps en entier en étant connecté au milieu environnant, peut s’appliquer autant aux professionnels qu’aux amateurs et même aux personnes en grande fragilité. Il a lieu dans un studio de danse, mais aussi dans l’eau, sur des agrès ou avec des capteurs sensoriels.
Elle forme également des formateurs pour les sensibiliser à sa pédagogie qui insiste sur la présence sensible du corps dans la relation à l’autre.
Sa réflexion sur l’abstraction du geste qui ne passe pas par l’artifice ou les simulacres, questionne la pratique des écoles d’art sur la plasticité de la vison/perception du corps en volume.
Son parcours atypique confronte sa pratique artistique et sa réflexion a des milieux très différents: comme le milieu du sport (la piscine), de l’aéronautique (le tarmac, le spatial), des universités, de la psychiatrie et du monde de l’éducation. Des projets de films documentaires ont été réalisés pour rendre compte de certains aspect de ce parcours (Traces de pas pour le travail avec les malades mentaux , un danseuse en apesanteur début de son histoire avec le spatial).

© Photo bandeau Benoit Pelletier

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